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Trou dans la couche d’ozone, taille record en 2023…

uv santé collectivités santé au travail santé publique information 07 Dec 2023 Actualités

La communauté internationale des experts du climat et de la santé est inquiète devant les données et le communiqué que vient de publier l'Agence Spatiale Européenne (ESA) : "..le trou dans la couche d'ozone de 2023 a démarré tôt et s'est développé rapidement depuis la mi-août. Il a atteint une superficie de plus de 26 millions de kilomètres carrés (près de 3 fois la surface du Brésil) le 16 septembre, ce qui en fait l'un des plus grands trous d'ozone jamais enregistrés."

Pourtant, dans un article publié début 2023, nous évoquions la reconstitution de la couche d’ozone qu' évoquait le PNUE et détaillait l'American Meteorological Society : " Si les décisions politiques actuelles sont maintenues à ce sujet, la couche d’ozone devrait retrouver les valeurs de 1980 (d’avant l’apparition du trou), d’ici environ 2066 au-dessus de l’Antarctique, 2045 au-dessus de l’Arctique et 2040 dans le reste du globe."

Mais les experts alertent aussi que des événements exceptionnels peuvent freiner cette amélioration. C’est le cas notamment des éruptions volcaniques qui génèrent une augmentation considérable de vapeur d'eau dans l'atmosphère. C'est ce phénomène que retient prudemment l'ESA pour expliquer le trou record observé actuellement : " L’éruption du volcan sous-marin Hunga Tonga en janvier 2022 a injecté beaucoup de vapeur d’eau dans la stratosphère... et a pu conduire à la formation accrue de nuages stratosphériques polaires, où les chlorofluorocarbones (CFC)... détériorer la couche d’ozone... Cependant, il est important de noter que l’impact exact de l’éruption du Hunga Tonga sur le trou d’ozone de l’hémisphère sud fait toujours l’objet de recherches."

Les phénomènes photochimiques de l'atmosphère sont en effet extraordinairement compliqués, et par conséquent difficiles à analyser, d'autant que l'éruption du Hunga Tonga a été littéralement hors normes ! Aucune éruption n'a injecté dans l'atmosphère de telles quantités de vapeur d’eau lors d’observations modernes.

A noter, qu'une deuxième source de détérioration de la couche d'ozone, actuellement à l'étude, pourrait provenir des "mégafeux" qui, avec le réchauffement climatique, semblent devoir malheureusement se multiplier.

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